Manufacture de liège

FABRIQUE D'ARMES UNIES DE LIEGE (FAUL)

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1, Les origines de l'armurerie Liégeoise

On ne peut parler d'industrie armurière Belge avant 1830 puisque l'état Belge n'est pas antérieur a cette date

L'époque gauloise et gallo-romaine dénotent déjà dans cette région du sud Belge, d'une activité métallurgique importante . le minerai se trouve sur place et la couverture forestière assure un combustible abondant et la fabrication des armes n'y est certainement pas absente.

Mais il faut attendre le Moyen Âge pour découvrir les premiers écrits relatifs à l'activité armurière . Leurs forgerons seront reconnus comme les meilleurs fabricants d'armes (blanche à l'époque) et elles seront connues de la Scandinavie jusqu'au frontière de l'Inde.

Sous Charlemagne, ils se distingueront aussi dans la fabrication des cottes de mailles

Liège est également connu a cette époque pour la puissance de son armement,

La fabrication d'arme a feu apparaît très tôt dans la principauté Liégeoise. On parle vers 1350 de bouche à feu coulées en bronze et en fer forgé. La réputation de Liège à cette époque tiendra surtout des canons, des boulets, et de la poudre à canon.

En 1520 le capitaine de cavalerie SÉBASTIEN, de Corbion, village Belge à l'Est de Bouillon, frontalier avec la France, met au point une arme à canon court, se tirant d'une seule main qu'il dénomma "Pistolet" et qui fut le prototype des armes d'arçon de la cavalerie et par extension a toutes les armes de poing .

Au début du XVII la fabrication d'armes à feu portatives va connaître par contre un essor fulgurant. Liège commencera à partir de cette époque à livrer au monde entier des armes ou des pièces d'armes . et l'on peut dès lors trouver une arme signé d'un maître Allemand, Italien, Suisse, Hollandais, Espagnol, Portugais, Anglais, Français, fabriqué avec des éléments d'armes fournis par Liège

Les liégeois acquirent dans le domaine des armes a feu portatives une notoriété presque sans rivale du XVIIe au XIX siècle .

L'organisation particulière du travail armurier liégeois y est pour beaucoup. Il n'y a pratiquement pas d'armurier proprement dit mais des ouvriers qui s'adonnent à des taches répétitives à domicile dans des petits ateliers, souvent simple pièce équipé d'une baie vitrée, chacun produisant une pièce spécifique de l'aube au couché du soleil.

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L'organisation en cascade commençait par le fabricant (qui ne fabriquait rien) mais prenait une commande d'un prince ou d'un pays.

Il confiait la fabrication des canons aux "Fèvres" (forgerons) qui réalisaient la soudure du canon et qui confiaient ce dernier en sous-traitance aux émouleurs, puis aux foreurs au banc d'épreuve et enfin aux brunisseurs avant de le livrer aux garnisseurs

Le Garnisseur lui aussi confiait en sous-traitance la réalisation de différents éléments aux monteurs à bois aux platineurs le mécanisme de mise à feu qui sous-traitaient eux aussi aux limeurs chaque pièce.aux fondeurs qui sous-traitait aux ..........faiseurs de sous-garde, faiseurs de baguette, etc... pour chaque pièce aux faiseurs à bois la réalisation des crosses aux graveurs, ciseleurs, damasquineurs, argenteurs, les pièces qui devaient subir ces spécialités

Il n'y a pas de style particulier aux pièces produites à Liège car on travaillait "à l'oeil" c'est à dire en copiant sur un modèle confié par le "fabricant" le plus souvent suite à une demande d'un armurier ou d'une manufacture étrangère, sans calibre ni étalon . la première standardisation (toute relative) viendra avec la demande française de fabrication du modèle 1777 qui imposera une norme de réception. Cette dernière fit franchir à une grande partie de l'industrie armurière un seuil technologique . On dira à Liège pour qualifier un ouvrier de valeur "c'est un bon il a fait des 77" (en 1886 les fabricants d'armes réunis utilisaient encore le terme de "qualité 1777").

Un mois après la prise de la bastille en France, c'est un marchant liégeois, Jean Gosuin, qui mobilisera une partie des ouvriers armuriers, leur donnera la cocarde nationale jaune et rouge et s'emparera de l'hôtel de ville le 18 août 1789. c'est la sédition des Liégeois et leur rattachement à la république Française le 9 thermidor AnII (27 juillet 1794) qui leur fit perdre leur neutralité. Liège souffrira de l'administration française imposant un contrôle sur les armes .

La fabrication était soumise à l'autorisation de "l'agence de vérification, de réception et de paiement des armes " (sous contrôle militaire) et les armes se trouvant chez les fabricants réquisitionnées. En 1797 l'exportation en sera simplement interdite. Liège produira durant cette période des pièces pour toutes les manufactures française et la manufacture impériale de Liège sera dirigée par Gosuin et son fils Jean-Jacques. Puis en 1804 elle fut racheté a l'insu du gouvernement français par Nicolas-Noel Boutet directeur de la manufacture de Versailles pour son fils Pierre-Nicolas .

Privé de ces débouchés les artisans liégeois vivaient misérablement et beaucoup accepteront d'aller travailler dans les manufactures d'états . devant le refus de l'empereur Napoléon Ier de rétablir la libre exportation d'armes "de luxe" (tout ce qui n'était pas militaire relevait du superflu et était dit de luxe ou de chasse) et de traite (armes destinées au marché du levant et de l'Afrique) treize fabricants se regroupent pour former la "société des treize" et obtiennent de cette façon quelques commandes de l'empire . On leur trouvera lors des livraisons tous les reproches possibles pour leurs refuser d'autres fabrication et maintenir la manufacture comme seule instrument de l'état .

En 1794, suite aux guerres de la Révolution française, l'armée impériale quitte la Principauté de Liège, ce qui entraîne l'exil du Prince-Evêque François Antoine de Méan, puis en 1795, la Convention décrète l'incorporation de la Principauté à la République Française, entraînant par la même sa disparition. Cette disparition sera entérinée en 1801 par le Concordat conclut entre Bonaparte et le Pape Pie VII.

Les armes dit de "luxe" ou de "traite" avait été exempté de banc d'épreuve à cette époque. Après 1810 les fabricants utilisaient ce vocable pour beaucoup de leurs modèles pour gagner les quelques sous qui leur permettaient de vendre un peu moins cher leurs production.

Après 1815 Liège va surtout travailler aux armes dites "de luxe" c'est à dire celles destinées à la vie à l'occidentale. La variété des modèles et des système fabriqués est impossible à détailler.

Vers 1830-1840 Liège va "percussionner" c'est à dire que liège va transformer les armes à silex en arme à capsules de fulminate . la canonnerie va elle évoluer et l'on verra apparaître les plus beaux canons damas mais aussi les faux damas réalisés à l'acide sur un canon en fer ordinaire

Vers 1850 apparait la fonte malléable et la fabrication en quantité industrielle des revolvers à broche et de poche .Et on ne verra plus la qualité que dans les armes longues et chez quelques fabricants sérieux une douzaine tout au plus mais capable de produire sous licence des "Colt", des "Adams", des "Lefaucheux", des Smith et Wesson" en quantités énormes sans parler des réalisations sans autorisation que l'on appellera "Copies" . Une place spéciale doit être faite à la production d'un pistolet à canons en faisceaux dit poivrière ou Mariette du nom de son inventeur armurier a Cheratte . Le contact avec la pointe de la technologie en matière d'arme à feu va développer l'esprit inventif des armuriers liégeois qui devint remarquable. Ils purent donner libre cours à leur ingéniosité en simplifiant, mélangeant divers système et ils en inventèrent beaucoup, même si ceux-ci eurent une vie éphémère .Les Comblain, Rissack, Marck, Decortis, Deprez, Ghaye, Colleye, Herman, Fagard, Desvigne, Simonis, Polain, Spirlet, Warnant, Pirotte, ect ect... en sont la preuve .

Liège sera aussi le centre mondiale de transformation des armes on y retrouvera toutes les armes militaires désuètes transformé en fusil de traite avec un système du type Snider ou de chasse par recalibrage type "Chassepot".

Vers 1875 la machine outils va permettre de réaliser des armes de qualité à prix réduit

En 1900 apparurent les premiers pistolets semi-automatiques les Pieper ,Clément, Browning en 1912 un million des ces armes avaient été produites.

Copyright 2004 de Jean-Marie SORRIAUX

 

Herstal achetée pour 150.000 écus au roi de Prusse

« Frédéric I , roi de Prusse , comme héritier en partie de la maison de Nassau- Orange, rendit en 1702 son hommage au prince de Liège pour la terre de Herstal , et son successeur suivit cet exemple en 1716 et 1725. Mais en 1732, ce même prince, Charles Frédéric, s’en prétendit souverain , et prescrivit par une ordonnance à tous les habitans de la baronnie de Herstal de lui faire hommage et de lui prêter serment de fidélité, comme à leur souverain.

Cette tentative resta sans effet. Mais son fils Frédéric II renouvela cette prétention en 1 740 avec la raison du plus fort, qui, comme on sait, est toujours la meilleure. Les états ne lui en contestaient pas la propriété ; car, à remonter à l’origine, la maison de Brandebourg en avait le domaine utile ; mais ils lui en contestaient la souveraineté, dont les princes de Liège avaient la jouissance depuis 1546. Les états , toutefois, craignant le sort de l’agneau de la fable , comptèrent au roi une somme de 15o.ooo écus, au moyen de laquelle il renonça à toutes ses prétentions sur Herstal, et à dater de cette époque , les évêques de Liège prirent le titre de barons de Herstal.  »

FN Herstal

Entrée de la fabrique à Herstal

La Fabrique Nationale fut fondée le 15 juillet 1889 à la suite d'une commande de l'État belge portant sur 150 000 fusils à répétition d'un modèle à définir ultérieurement, certains évoquent le fusil à répétition système Mauser modèle 1889, calibre 7,65 mm.

Premier conseil d'administration (1889-1896)

Jules Ancion, Allard Borremans, Léon Collinet, Auguste Dumoulin, Joseph Janssen, Henri Pieper, Gustave Pirlot, Alban Poulet, Albert Simonis, Ernest Francote, et Léon Nagant.

La présidence fut confiée à Allard Borremans, la vice présidence à Joseph Janssen et Henri Pieper fut choisi comme administrateur délégué.

Déjà au XVIIe siècle, la région liégeoise était réputée pour ses fabrications mécaniques et particulièrement ses armes à feu. Les artisans armuriers liégeois travaillaient de façon indépendante souvent à domicile et étaient spécialisés dans certaines opérations. Le résultat était qu'un canon de fusil parcourait, au cours de sa fabrication, des dizaines de kilomètres dans toute l'agglomération liégeoise avant d'être terminé.

La collaboration avec John Moses Browning commence en 1898. En 1989, la Fabrique Nationale prend le contrôle de USRAC - US Repeating Arms company, détenteur de la célèbre marque Winchester.

Des voitures et des motocyclettes sont également construites par l'entreprise au début du XXe siècle.

Sous l'occupation allemande, la FN est utilisée comme usine d'armements sous le nom de DWM (Deutsche Waffen und Munitionsfabriken).

Après-guerre commencera la fabrication de machines à traire (conception Declaye), en partie copiées sur la machine américaine Surge, et, plus tard, la fabrication de congélateurs domestiques.

La FN Herstal été associée entre 1972 et 1987 (participation croisée) avec Beretta. Dans les années 1970, elle entre également dans le capital de la Manufacture d'armes de Bayonne avant la disparition de cette dernière dans les années 1980.

Du 1er janvier 1991 à octobre 1997, elle a appartenu à GIAT Industries, avant d'être reprise par la Région wallonne[3],[1].

L'acquisition de 92 % du capital du groupe Herstal s'est avérée désastreuse pour GIAT Industries. Le rachat de ce groupe, alors en liquidation judiciaire, permit de compléter la palette des produits de Giat Industries, par l'introduction dans son catalogue d'armes individuelles, principalement civiles. Mais la situation financière du groupe a connu une nouvelle et forte dégradation à partir de 1994, notamment en raison de ses rigidités structurelles, du vieillissement de sa gamme et de l'effondrement des marchés civils et militaires des armes de petit calibre. Le droit de veto accordé à la région wallonne, qui ne possédait pourtant que 2 % du capital, a considérablement freiné les évolutions devenues indispensables. Après de difficiles négociations, le groupe Herstal fut finalement cédé à la région wallonne en octobre 1997. Pour Giat Industries, l'ensemble des pertes liées à cette opération est évalué en 2002 à 300 millions d'euros[4].

La division moteurs rejoint le groupe Snecma en 1989[5].

En 1975, FN Herstal occupait 10 286 personnes à Liège. En 1990, l’emploi était réduit à 1 516 unités (il faut toutefois tenir compte des 1 710 emplois repris dans FN Moteurs, qui deviendra Techspace Aero en 1992). En 2001, FN Herstal n’offre plus que 914 emplois et Techspace Aero 1 291.

La fabrication d’armes s’accroit à Liège (1815-1838)

La réputation de la Fonderie à Canons de Liège

Gravure décorative sur la carcasse d'un pistolet FN Browning GP35

« La fonderie de Liége a exposé un obusier long et un canon en fer de fonte.

Il n’y a rien à dire sur ces deux pièces; il suffit de rappeler la réputation dont jouit notre fonderie royale, réputation qui va chaque jour en grandissant, grâce en partie, nous l’avons déjà dit, à l’excellente qualité des matières qu’elle emploie; mais grâce aussi au mérite éminent des officiers à qui depuis quinze ans la direction en a été confiée.

Le plus bel éloge que l’on puisse en faire, c’est de rappeler que des pièces sorties de la fonderie de Liége ont été classées au premier rang dans les expériences comparatives faites il y a quelques années, à l’école d’artillerie de La Fère. »

Durant la période hollandaise, la fabrication des armes a pris du développement; le débouché de l’Amérique s’ouvrit pour elle ; depuis la révolution de 1830, ce développement s’est encore accru.

En 1829, cent quatre-vingt-dix mille six cent soixante armes à feu sortirent de ses ateliers; on en compte, pour 1835, deux cent soixante et onze mille cinq cent quatre-vingt-sept, se composant de 74,608 armes de guerre, 100,488 fusils de luxe à un coup, 24,337 fusils doubles, 7,229 fusils de bord, 15,537 paires de pistolets de luxe, de combat, d’arçon, etc., 49,488 paires de pistolets de poche, représentant environ une valeur de cinq millions de francs.
La fabrication a encore augmenté en 1836; voici ce que Liége a produit dans cette dernière année :

Fusils de luxe à un coup 152 044
Fusils de luxe à deux coups 24 230
Pistolets d’arçon (par paires) 22 086
Pistolets de poche (par paires) 70 314
Fusils de munition, mousquets 71 651
 

Il est essentiel de faire observer, pour n’induire personne en erreur, que ces calculs sont fournis par le banc d’épreuve où se vérifient les armes avant leur achèvement. Beaucoup de canons octogones entre autres sont envoyés, bruts et sans être montés, dans le Levant.
Les fusils de Liége s’expédient dans le monde entier malgré les barrières de douane. Le bon marché assure cet avantage aux fabricans liégeois.
Birmingham, le grand atelier de l’Angleterre, ne l’emporte pas sur Liége par le nombre de pièces qu’il fournit.
Nous parlons des fusils de luxe et de commerce, car pour les fusils de guerre, on n’en peut expédier ni en Angleterre, ni en Autriche, ni en Prusse, ni en Russie.

 

La Fonderie Royale de Liège travaille pour le Pacha d’Egypte

« La fonderie royale de Liège vient de couler, par ordre et pour compte du pacha d’Egypte, cinq pièces de siège de 10 pouces de diamètre qui seront expédiées très incessamment pour leur destination. »

La Phalange; journal de la science sociale découverte et constituée par Charles Fourier, 3ème série, Tome V, n°64, 29 mai 1842

canon

La Fonderie à Canons de Liège


« On ne peut parler de la fabrique d’armes à Liège, sans mentionner en même temps la fonderie royale de canons, qui, par son ensemble, son importance, sa tenue intérieure, mérite d’occuper non-seulement le premier rang entre les divers établissements analogues de l’Europe, mais doit être encore recommandée à l’attention des industriels qui aiment à étudier les progrès des procédés et à en connaître les résultats.

La fonderie de canons existe à Liège depuis 1802; trois militaires se sont succédé jusqu’ici dans la direction de cet établissement, le capitaine Déranger, le général Huguenin et le major Frédérix. Tous trois semblent avoir pris à lâche de prouver qu’entre la science des armes et la science de l’industrie, la distance peut être facilement comblée, et que l’une sait alors prêter son appui à l’autre. Et en effet, l’administration de ces trois directeurs se rapporte à trois époques distinctes, à l’Empire, puis à la période hollandaise, enfin au régime actuel. Si nous envisageons la situation de l’établissement à chacune de cès trois époques, nous la trouvons marquée par l’adoption des procédés les plus avancés qui distinguent chacune d’elles.

A la direction du capitaine Béranger remontent l’emploi des premières machines à vapeur dans lesquelles le mouvement alternatif est transformé en celui de rotation, et l’établissement du premier chemin de fer que l’on ait vu dans le pays.

Avec la direction du général Huguenin commence le moulage des bouches à feu en fonte de fer avec une supériorité qui peut soutenir toutes les comparaisons de l’étranger, système que jusqu’alors la Suède seule avait osé adopter pour l’artillerie de campagne.

Enfin à la direction du major Frédérix se rattachent la confection des pièces de bronze, l’introduction de l’air chaud dans les diverses opérations sidérurgiques de la fonderie, plusieurs améliorations obtenues par la construction des fourneaux à réverbères et par l’emploi du coke provenant des escarbilles, dans la fusion et le moulage de la fonte.

L’établissement dans son aspect extérieur se compose au milieu d’une cour immense: d’un atelier de boulets, d’un atelier pour la fonderie des canons, d’un atelier de forgerons , d’un autre pour les tourneurs, d’un autre encore pour le sciage et le forage, enfin d’un atelier de menuiserie, et de plusieurs magasins pour le cuivre et autres objets de menu détail.

Dans l’intérieur des ateliers, on compte douze fourneaux à réverbère, douze bancs de forage, quinze feux de forges ; un maka et un four à chauffer les grosses pièces. Le mouvement est imprimé par trois machines à vapeur.

La fonderie de Liège est la seule en Europe qui réunisse la confection des pièces de fer et des pièces de bronze. Si elle ne possède pas comme quelques fonderies étrangères des hauts-fourneaux, c’est que l’expérience a démontré l’infériorité des bouches à feu obtenues de première fusion ; et du reste elle a plus de bancs de forage qu’aucune autre ; elle a autant de fourneaux à réverbère que la principale fonderie de France (celle de Ruelle près d’Angoulême) 5 elle en a plus que la principale fonderie d’Allemagne (celle de Sayn près de Coblentz).

La fonderie de canons de Liège occupe 127 ouvriers; elle pouvait produire l’un dans l’autre, en 1836, une pièce par jour ; elle en produit une et demie depuis 1837.

Depuis que l’on confectionne à Liège des bouches à feu en fonte, des expériences positives ont démontré que les minerais et les fontes belges, traités par des mains habiles , peuvent rivaliser avec les meilleures fontes de Suède et peut-être les surpasser. L’excellente qualité des pièces coulées à la fonderie royale de Liège ressort encore des concours ouverts à La Fère en France, en 1835 et 1836, entre l’artillerie belge et l’artillerie française. »

Extrait de: De l’industrie en Belgique: Causes de décadence et de prospérité, par N. Briavannoine, 1839.

Fabrique d’Armes Unies de LIEGE

Fusil de chasse double à percussion et chargement par la bouche de fabrication moderne (2e moitié du XXe siècle) produit jusqu’en 1976 par la firme CENTAURE (Fabrique d’armes unies de Liège) rue Trappé, 22.

Faul centaure02

Les canons lisses en acier sont juxtaposés, ils sont maintenus à clavettes.

La bascule est à platines en avant encastrées.

Les chiens sont extérieurs.

La crosse en noyer est façonnée à l’anglaise, elle comporte une capsulière coquille.

Les poinçons

L’arme porte les poinçons réglementaires du banc d’épreuves de Liège, à savoir :

ELG sur étoile dans un ovale vertical : acceptation, canons à charger par la bouche, en usage du 11 juillet 1893 à nos jours.

EL en lettres anglaises : épreuve provisoire, en usage du 21 décembre 1852 à nos jours.

S étoilé : contremarque du contrôleur post 1877.

16.2 : calibre en mm (correspondant +- au calibre 20). En usage de 1889 à nos jours.

Les marques

CENTAURE LIEGE BELGIUM : marque déposée par La Fabrique d’Armes Unies de LIEGE rue Trappé, 22, inscrite au banc d’épreuves de Liège depuis 1920.

Elle a fabriqué des répliques d’armes anciennes jusqu’en 1976 et la vente a continué jusqu’en 1992.

598 : numéro de série.

Annexe : une page d’un catalogue CENTAURE montrant une arme dans le même style.

GG

 

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Commentaires (1)

1. LOUNNACI André 2018-03-12 18:42:07

très instructif!!!
Encore merci Pat.

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Date de dernière mise à jour : 2018-03-12 12:02:45