Verney-Carron Story

Verney-Carron est le plus grand et le plus ancien fabricant d'armes de chasse français.

Il est situé depuis son origine à Saint-Étienne, capitale de l'armurerie  française.

Son activité principale est la fabrication et la distribution d'une large gamme de fusils et carabines de chasse sous la marque déposée Verney-Carron.

Il fabrique et distribue également les lanceurs de balle de défense Flash-Ball qui équipent la police nationale et la gendarmerie nationale Française.

Depuis 2015, Verney-Carron développe de nouvelles armes pour les armées

Logoverney carron

Histoire de la marque

On retrouve en 1650 la trace d’un ancêtre du fondateur « Guy Verney » indiqué comme « faiseur de fusils ».

Aîné des garçons dans une famille où l'on est armurier de père en fils depuis deux siècles, Claude Verney naît à Saint-Etienne au mois de décembre 1800. Il participe en 1820 au Concours d'armurerie organisé par la ville de Saint-Etienne et gagne le premier prix, juste récompense du magnifique travail de sculpture et de monture qu'il avait réalisé sur un bois de fusil. Le Musée d'Art et d'Industrie en fait l'acquisition et le classe parmi les plus beaux spécimens de l'époque. Cette crosse est à l'origine de la Maison car, fier de son succès, Claude Verney prend la décision de signer dorénavant ses œuvres.

Un plus tard, en 1830, il épouse Antoinette Carron, la fille d'une autre famille d'armurier et donc a changé le nom de son entreprise en Verney-Carron. Lorsque Claude Verney meurt en 1870, son fils aîné Jean (1839-1916) reprend l'affaire avec ses frères, et l'entreprise s'appelle « Verney-Carron Frères » avant d'être renommée à l'ancien nom par le fils de Jean, Claude (1868-1941) en 1917 après la mort de Jean.

À la fin de la Première Guerre mondiale, Verney-Carron assimila en 1926 les employés et l'équipement d'un autre fabricant - Auguste Marze - cousin par alliance de Claude Verney-Carron. L’importance des investissements étant très importante il est donc fait appel à l’investissement d’autres parents et amis, ceci débouchant ainsi à la création de la nouvelle « Verney-Carron SA ».

Le grand krach de 1929 et la dépression économique qui suivit virent progressivement la transformation d’une entreprise de vente directe au détail en une manufacture distribuant ses produits par le réseau des armuriers revendeurs.

Cette politique devait conduire ultérieurement à l'abandon progressif des succursales créées à Lyon en 1872, à Marseille en 1876 et à Paris en 1907. À partir de 1936, Verney-Carron, à l’instar de Manufrance, se diversifie en ajoutant la distribution de matériel de pêche et de tennis ainsi que la fabrication de vélos à son portefeuille d'activités, ce qui lui permet de survivre aux difficiles années de la Seconde Guerre mondiale.

Claude Verney-Carron décède en 1941. A la Libération, c'est donc son fils Jean, aidé d'Auguste Marze, qui a la lourde tâche de remettre en route une entreprise amputée de la moitié de son personnel et dont le matériel est plutôt obsolète. Il réussit alors à rassembler sous le nom de Groupement d'Exploitation des Fabricants d'Armes Réunis (GEFAR) six manufactures qui apportent à ce groupement leur potentiel en hommes et en matériel. Il est fabriqué plus de 150.000 fusils, malgré la concurrence déloyale des arsenaux de l'État, la majorité sous la marque "Pionnier" adoptée par Verney-Carron.

Claude Verney-Carron, fils de Jean, rejoint l'Entreprise en 1948 comme collaborateur à la succursale de Paris. Il rencontre à cette époque le représentant en France d'un fabricant italien alors peu connu - celui-ci vient de mettre au point un fusil de chasse semi-automatique très léger. Un contrat de fabrication sous licence est signé en 1954, marquant un nouveau tournant dans l'Histoire de la Maison. Verney-Carron entre ainsi véritablement dans l'ère de la production industrielle moderne.

La SIFARM (société résultant de la fusion des anciennes manufactures BERTHON Frères, Francisque DARNE, DIDIER-DREVET, GEREST et RONCHARD-CIZERON) est absorbée en 1963, en même temps que la célèbre Canonnerie Jean BREUIL. Verney-Carron souhaite en effet contrôler toute sa fabrication. Henri Verney-Carron, Directeur Technique, maîtrise les secrets de la canonnerie grâce à cet apport. Il décide d'abandonner les anciennes méthodes, met au point des procédés modernes, s'équipe d'un matériel très performant et produit des canons parmi les meilleurs du monde.

Le Sagittaire, premier fusil superposé français produit en grande série, est lancé en 1966 et s'assure immédiatement la place de leader sur le marché. De 1970 à 1975 s'installe une période d'euphorie sans précédent qui permet de doubler la production. Malheureusement, survient une nouvelle crise et Verney-Carron connaît une période très difficile jusqu'en 1980. Cette chaude alerte décide Claude*3Verney-Carron à faire des économies. Il abandonne les locaux du Cours Fauriel pour un regroupement au sein de l'atelier de mécanique du Boulevard Thiers.

Au cours de cette période, Verney-Carron remporte le contrat de fabrication de sous-ensembles pour le FAMAS, le nouveau fusil d'assaut de l'armée française. Cette collaboration qui devait durer 10 ans a contribué à la rénovation totale du contrôle de la qualité de l'entreprise et a permis à Verney-Carron de se développer régulièrement dans un marché continuellement déprimé.

Verney-Carron emporte dans cette période le marché pour la fabrication de sous-ensembles du FAMAS, le nouveau fusil de l'armée française. Cette collaboration, particulièrement bénéfique, devait durer plus de 10 ans. Elle facilitait l'engagement de l'entreprise dans une démarche de qualité totale. De nombreuses innovations permettent à Verney-Carron de prendre une part en constante augmentation sur un marché en régulière régression. Cela est facilité par la modernisation continue du matériel de production. Après la disparition brutale de Henri Verney-Carron en 1986, Pierre Verney-Carron, son cousin, poursuit avec détermination cette politique.

C'est en 1985 qu'est lancée la fabrication du superposé Sagittaire avec bascule en alliage léger. Le succès est immédiat et la première place sur le marché, acquise avec le précédent modèle en acier, est ainsi conservée. Trois ans plus tard, en 1988, après avoir été testé sur le terrain par des professionnels du tir, le nouveau fusil Super 9 est présenté dans sa version "Trap". Ce premier modèle est suivi par beaucoup d'autres, notamment en 1993 par la déclinaison d'une gamme complète en version "Plume". Celle-ci remplace peu à peu les anciens fusils Sagittaire mais un modèle "Double Express" est conçu sur ce mécanisme en 1989. S'ajoutant à la carabine Impact, il améliore la part de marché en armes rayées.

En 1990, la commercialisation d'une toute nouvelle arme défensive sublétale appelée «Flash-Ball» a été lancée et a depuis été adoptée par plusieurs services de police et d'application de la loi.

Le développement et le succès de la gamme du nouveau fusil Super 9 remettent en question le sort du Sagittaire. La décision est alors prise de concurrencer les armes d'importation de faible prix par une redéfinition complète du produit et l'utilisation de moyens ultra-modernes de production. Baptisée "Sagittaire Nouvelle Technologie", cette arme est saluée dès son apparition en 1994, par toute la presse cynégétique et les chasseurs l'adoptent avec enthousiasme.

En 1995, Claude Verney-Carron prend sa retraite et, afin d’assurer une transmission sans heurts, il modifie les structures de la Société en adoptant le principe du Directoire et Conseil de Surveillance.

Jean, représentant de la sixième génération, entre au Directoire dont la présidence est confiée à son cousin Pierre, déjà responsable de la production. Claude*3Verney-Carron assume la présidence du Conseil de Surveillance principalement composé du groupe familial.

La carabine à verrou Impact Plus, entièrement conçue par Verney-Carron, sort en 1996. Son mécanisme, son ergonomie et la qualité de sa réalisation assurent d’emblée son succès

En 1999, un nouveau Flash-Ball destinée au secteur de la sécurité, baptisé « Super Pro », deviendra peu à peu l'une des armes de base de la police nationale française et attend d'être équipée par la police municipale. Un nouveau fusil à verrou, l'Impact Plus, est sorti en 1996.

En 2000, lancement de la carabine Impact Auto (NT à partir de 2005), la première et la seule carabine automatique de chasse fabriquée en France. Son succès vient renforcer celui du modèle à verrou produit quatre ans auparavant.

En 2002 est prise une grande et importante décision concernant la diversification souvent recherchée. Verney-Carron décide de lancer une ligne de vêtements, puis d’accessoires portant sa marque en créant la société "Ligne Verney-Carron" en partenariat avec Club Inter chasse (CISAS). La notoriété de la marque assure un accueil remarquable à ces produits.

En 2003, un accord de distribution est passé avec le créateur du système de visée "L’Infaillible" qui sera proposé sous la marque déposée Optimum. Cette marque sera utilisée pour développer une gamme d’optiques et d’accessoires venant compléter ainsi la gamme des produits Verney-Carron sur le marché.

Fin 2004, année qui a vu la mise au point de la "détente double-effet" pour le Sagittaire, Verney-Carron rachète les Ets Paul Demas, qui deviendront L’Atelier Verney-Carron en 2008. Ce rachat permet un retour à la tradition et une présence remarquée sur le marché des armes artisanales fabriquées sur mesure avec le client. (voir second reportage sur le site)

En 2007 l’Impact Plus devient également "Take Down" et peut désormais se démonter en deux blocs afin de mieux faciliter son transport

En 2009 l’historique Sagittaire s’affine pour présenter une véritable bascule de calibre 20 : le Sagittaire XS ! Verney-Carron propose, outre le fusil superposé "XS 20", une carabine superposée "eXS" utilisant cette bascule affinée

En 2017, l'entreprise crée un pôle défense afin de pouvoir répondre aux appels d'offres des forces armées. Rapidement écarté du marché pour la fourniture de fusils d'assaut (finalement remporté par le H&K 416), Verney-Carron espère avoir plus de chances sur le marché des fusils de précision, plus proche de son cœur de métier, lancé le 18 août 2018.

Verney-Carron s'est associé à deux sous-traitants européens : le fabricant scandinave de munitions Nammo et une ex-filiale d'électronique de défense d'Airbus basée en Allemagne. Il affrontera donc l'allemand Heckler & Koch, l'italien Berreta et le belge FN Herstal.

Cette entreprise a donc su marier au fil des années tradition et innovation, utilisant le savoir-faire et les compétences développées en son sein, s’assurant ainsi la fidélité d’une clientèle qui, génération après génération, a fait son succès et le fera perdurer.

 

Merci à Jean Verney-Caron, Président du directoire

pour son autorisation de publication

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Commentaires (1)

1. obélix 2019-02-19 04:40:40

encore un excellent reportage bravo PAT continue comme ça ;)

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Date de dernière mise à jour : 2019-03-21 23:14:09